Du 7 au 10 octobre, le Parc des Expositions de la Grande Halle d’Auvergne a vibré au rythme du Sommet de l’Élevage, le plus grand rassemblement européen dédié aux métiers de l’élevage et de l’agriculture.
Un événement hors norme qui, année après année, transforme Clermont-Ferrand en capitale mondiale de l’élevage durable, comme aime à le rappeler Arnaud Combes, Directeur général de GL events – Clermont Auvergne Events, gestionnaire du site.
D’un petit salon de plein air à un géant mondial
Difficile d’imaginer que cette machine économique XXL trouve son origine… dans un camping de Cournon-d’Auvergne.
À sa création, le Sommet réunissait à peine une centaine d’exposants, quelques milliers de visiteurs et un millier d’animaux.
Aujourd’hui, la manifestation s’étend sur 220 000 m² de surface brute d’exposition, dont 98 000 m² de stands professionnels, et accueille 1 779 exposants dont 310 internationaux venus de 34 pays.
Pour mesurer l’ampleur de la progression, il suffit de comparer :
le Salon de l’Agriculture de Paris, pourtant mondialement connu, ne rassemble qu’environ 30 000 visiteurs professionnels et 300 animaux sur une surface trois fois plus petite.
Un moteur économique colossal pour l’Auvergne
Le Sommet n’est plus seulement un rendez-vous professionnel : c’est un accélérateur économique régional.
Selon les estimations, 150 millions d’euros de retombées directes et indirectes irriguent chaque année le territoire clermontois et l’Auvergne.
Les hôtels, restaurants, commerces et services touristiques affichent complet, de Clermont à Issoire, jusqu’à Vichy ou même Lyon. Les plateformes de location sont prises d’assaut plusieurs mois à l’avance, générant des taux d’occupation record.
L’impact est si massif que certains acteurs estiment à près d’un milliard d’euros le volume d’affaires global généré par les 200 000 opérations commerciales conclues pendant l’événement.
Un rayonnement international assumé
En 2025, le Sommet a confirmé sa stature mondiale.
120 000 visiteurs ont foulé les allées de la Grande Halle, dont 6 000 internationaux représentant 96 pays.
Le Maroc, pays invité d’honneur, a délégué une importante représentation institutionnelle et entrepreneuriale.
Mais la diversité allait bien au-delà : Grèce, Soudan, Côte d’Ivoire, sans oublier l’Europe agricole avec Espagne, Italie, Allemagne, Belgique ou Turquie, ont fait du salon un véritable carrefour des agricultures du monde.
Cet ancrage international conforte Clermont-Ferrand comme un pôle d’excellence agricole et durable, où se croisent savoir-faire, innovation et coopération économique.
Tourisme, attractivité et image de marque
Les retombées ne se comptent pas seulement en euros.
Pendant quatre jours, la métropole et la région deviennent une vitrine mondiale du savoir-faire rural français.
Les visiteurs profitent de leur venue pour découvrir l’Auvergne, ses volcans, ses exploitations, ses produits agricoles et sa gastronomie, contribuant à renforcer l’image d’une région à la fois authentique et innovante.
Les chambres d’hôtes, musées, restaurants et circuits touristiques en profitent, tout comme les acteurs économiques locaux : équipementiers, start-up agri-tech, transporteurs, imprimeurs, prestataires événementiels… tous participent à la réussite collective.
Un modèle d’équilibre entre tradition et transition
L’événement, labellisé et reconnu pour sa gestion environnementale maîtrisée, met également en avant les enjeux de durabilité.
La concentration des exposants sur un seul site limite les déplacements dispersés et favorise les échanges directs, contribuant à un bilan carbone optimisé pour un salon de cette taille.
Le Sommet de l’Élevage s’impose ainsi comme un modèle de développement durable appliqué à l’économie territoriale : il dynamise la filière agricole, renforce l’attractivité régionale et positionne durablement l’Auvergne au cœur des transitions économiques et écologiques.
Clermont-Ferrand, capitale mondiale de l’élevage durable
À l’heure du bilan, une évidence s’impose : le Sommet de l’Élevage dépasse largement le cadre d’un simple salon professionnel.
C’est un levier de développement, un symbole d’ancrage territorial et une vitrine d’innovation.
Un événement qui prouve, une fois de plus, qu’en Auvergne, la ruralité n’est pas un héritage du passé, mais une force d’avenir.