Sur le bassin thiernois, l’industrie ne se contente plus de produire pour d’autres.
Elle apprend à se raconter elle-même. La dernière lettre d’information du club Thiers Terre d’Industrie, diffusée le 1er juillet, illustre ce mouvement à travers le lancement commercial d’H’Okalo, marque de café de spécialité portée par HANDI’S INDUSTRIE, et à travers plusieurs initiatives locales de formation aux métiers industriels.
Deux dynamiques qui, mises bout à bout, dessinent un territoire en train de reconfigurer sa place dans la chaîne de valeur.
Sortir du rôle de sous-traitant
Après plusieurs mois de préparation, HANDI’S INDUSTRIE a officialisé le lancement commercial de sa marque H’Okalo. L’annonce n’est pas anodine pour l’entreprise thiernoise, davantage connue jusqu’ici pour son activité de conditionnement en sous-traitance.
Les recettes ont été finalisées, l’atelier de conditionnement Doypack a tourné à plein régime et les premiers sachets sont désormais disponibles à la vente, par téléphone ou par mail, en attendant l’ouverture d’un site internet dédié.
H’Okalo : Un café qui vise particuliers et entreprises
Le café, décliné en quatre gammes, dépasse les 80 points au score SCA, la référence mondiale de qualité utilisée par les torréfacteurs et professionnels du secteur. H’Okalo vise un double marché : les particuliers d’un côté, les entreprises de l’autre, pour leurs espaces de pause et d’accueil, y compris les réunions du matin.
Un positionnement B2B qui n’est pas neutre pour une entreprise industrielle habituée à travailler en marque blanche.

Une identité de marque construite de A à Z
Le projet est porté par Jérémy Baragoin et Patricia Vasson, avec l’ensemble des équipes d’HANDI’S INDUSTRIE.
Au-delà du produit, c’est la démarche qui marque une bascule : construire une identité de marque à part entière, avec ses propres codes visuels et une mascotte, quand l’activité historique de l’entreprise consistait précisément à s’effacer derrière les marques de ses clients. Les premiers paquets sont proposés à partir de 12,90 euros TTC.
Former aux métiers de demain
Ce mouvement de montée en valeur ne peut se faire sans une base de compétences renouvelée, et le bassin thiernois multiplie en parallèle les initiatives tournées vers la formation industrielle.
La taxe d’apprentissage mobilisée pour le lycée Jean Zay
Le lycée Jean Zay de Thiers sollicite ainsi le soutien de ses partenaires économiques dans le cadre de la campagne de répartition de la taxe d’apprentissage, ouverte depuis le 26 mai 2026. Les entreprises du territoire ont jusqu’au 21 août pour attribuer leur solde via la plateforme SOLTEA, accessible depuis net-entreprises.fr.
Les fonds collectés doivent financer l’acquisition de matériels pédagogiques, notamment des cellules robotisées, un scrutateur laser et un équipement FabLab, ainsi que des logiciels de conception assistée par ordinateur et de simulation.
Ils doivent également permettre des actions de découverte des métiers à destination des apprenants. David Bonnet, directeur délégué aux formations professionnelles et technologiques, reste le contact référent pour toute question, les modalités pratiques de versement étant détaillées dans la newsletter du club (lien en fin d’article).
Des collégiens s’initient à la coutellerie
Autre initiative allant dans le même sens : au lycée Germaine Tillion, des élèves de Troisième Prépa Métiers se sont initiés à la fabrication du couteau Le Thiers, en partenariat avec l’association Inserfac de Thiers.
Le 4 juin, ils ont monté leur propre couteau en bois d’olivier, de la lame aux mitres jusqu’à la gravure, avant une remise officielle le 19 juin en présence de la proviseure, des professeurs et des parents d’élèves.
Ce projet pédagogique, mené dans le cadre du parcours Avenir, a permis aux jeunes de s’initier à un savoir-faire emblématique du bassin thiernois, celui de la coutellerie.
Ces deux démarches, financement de l’appareil pédagogique d’un côté, transmission concrète du geste industriel de l’autre, traduisent une préoccupation partagée par les entreprises du territoire : sécuriser demain les compétences qui permettront de poursuivre la trajectoire engagée aujourd’hui, qu’il s’agisse de robotique, de coutellerie ou d’agroalimentaire.
Le sport comme vitrine des entreprises du bassin
Le club Thiers Terre d’Industrie profite également de sa lettre d’information pour mettre en lumière la mobilisation de ses membres autour d’événements locaux. Dix collaborateurs de Wichard ont ainsi pris part le 13 juin à la 31ᵉ édition des 13 Km Thiernois, sous une chaleur avoisinant les 30°C, trois d’entre eux sur le parcours de 5 km et sept sur celui de 13 km, dont Christelle Durand, seule femme engagée sur cette distance.
Le Groupe Combronde était également représenté sur l’épreuve, aux côtés des 1 647 participants au départ, une mobilisation annuelle animée par Rémy Bergeon.

Emploi et financement : deux dispositifs à noter
Du côté des dispositifs d’accompagnement, un nouveau Point Contact France Travail a ouvert à La Monnerie-le-Montel, où deux conseillers ont animé une première action décentralisée permettant aux chercheurs d’emploi de la Montagne Thiernoise de découvrir l’offre de services dédiée au retour à l’emploi, à la formation ou à la création d’entreprise.
Les entreprises industrielles ou de services à l’industrie du territoire, créées depuis plus de trois ans, peuvent par ailleurs mobiliser le Prêt Région Industrie Croissance pour concrétiser un projet de développement.
La Coutellerie Dozorme se prépare pour l’été
La Coutellerie Claude Dozorme relance une fabrication de couteaux de poche et de table pour la saison estivale.
Un stand à gagner pour le salon Origine Auvergne
Le Parc Livradois-Forez propose par ailleurs aux entreprises du territoire de tenter de remporter un stand offert au salon Origine Auvergne, qui se tiendra du 20 au 22 novembre à la Grande Halle d’Auvergne de Clermont-Ferrand.

Un territoire qui avance sur plusieurs fronts
Ces initiatives, prises isolément, relèvent de la vie courante d’un club d’entreprises. Mises en perspective, elles racontent un bassin thiernois qui investit simultanément dans la valorisation de sa production, dans la formation de sa main-d’œuvre et dans l’animation de son tissu économique, trois leviers qui se renforcent mutuellement pour consolider l’identité industrielle du territoire.
En savoir plus, voir la newsletter complète : https://fdgdh.r.a.d.sendibm1.com/mk/mr/sh/1t6AVsd2XFnIGBocY24xln3tVM0Svw/0G246ESdjimz
