La salle est pleine, les échanges nourris, et les chiffres parlent d’eux-mêmes.
Près de de soixante participants ont pris part à l’assemblée générale 2026 du club Thiers Terre d’Industrie, confirmant que cette dynamique collective a désormais trouvé sa place dans le paysage économique du bassin thiernois.
L’enjeu est clair : structurer, fédérer et accompagner un territoire industriel dense, en pleine phase de renouveau, mais confronté à des défis majeurs d’attractivité, de compétences et d’innovation.
Assemblée générale du club Thiers Terre d’Industrie : un cap assumé
Cette assemblée générale a permis de faire le point sur une année particulièrement structurante. Cafés-rencontres en entreprise, partenariats consolidés, événements thématiques et participation à des opérations territoriales majeures ont rythmé l’action du club. Loin d’une animation symbolique, Thiers Terre d’Industrie s’est affirmé comme un outil opérationnel, capable de mettre autour de la table dirigeants, élus et partenaires pour travailler sur des problématiques concrètes.
Ce positionnement prend tout son sens dans le contexte du bassin thiernois. Historiquement manufacturier, le territoire reste l’un des pôles industriels les plus denses du Puy-de-Dôme, avec une spécialisation marquée dans la métallurgie, la plasturgie, le bois-papier et les savoir-faire couteliers.
Sur le périmètre de Thiers Dore et Montagne, près de 16 % des établissements relèvent de l’industrie manufacturière, un poids nettement supérieur à la moyenne nationale, qui structure durablement l’économie locale.

Une croissance des adhérents révélatrice de l’ancrage territorial
En un an, le club est passé de 52 à 71 adhérents, réunissant aujourd’hui 57 entreprises ainsi que plusieurs établissements publics.
Cette progression traduit une reconnaissance croissante de l’utilité du club par les acteurs économiques du territoire. Elle reflète aussi une attente forte : disposer d’un espace collectif pour partager les difficultés, anticiper les mutations et construire des réponses à l’échelle locale.
Cette dynamique s’inscrit dans un mouvement plus large de diversification et de montée en gamme industrielle. À l’échelle du territoire d’industrie Lezoux – Thiers – Ambert – Montbrison, près de 1 500 établissements industriels couvrent un spectre large de filières.
Les entreprises combinent des savoir-faire historiques, comme la forge ou l’usinage, avec des projets de modernisation autour de la robotique, de l’intelligence artificielle ou de l’éco-conception.

Une gouvernance public-privé qui donne le ton
L’assemblée générale a également acté le renouvellement du mandat de co-présidence. Tony Bernard, président de la communauté de communes Thiers Dore et Montagne, et Jean-Michel Aune, dirigeant de l’entreprise Brueggen, poursuivent leur engagement à la tête du club.
Ce binôme incarne l’ADN de Thiers Terre d’Industrie : un lien étroit entre acteurs publics et entreprises, au service du développement économique et industriel du territoire. Un appel a par ailleurs été lancé aux membres souhaitant s’impliquer davantage dans la gouvernance, au sein du bureau ou des commissions, signe d’une volonté de fonctionnement ouvert et participatif.
L’emploi au cœur des priorités collectives
Parmi les temps forts de l’année, le forum de l’emploi occupe une place particulière. Baptisé « Thiers d’emploi, Thiers de vie », il a été organisé par France Travail et Thiers Dore et Montagne avec le soutien très impliqué du club Thiers Terre d’Industrie.
Plus de mille participants s’y sont retrouvés, illustrant l’ampleur des attentes autour des questions d’emploi et de recrutement.
Au-delà des offres proposées, le forum a assumé une dimension plus globale. Il a mis en avant le territoire comme un espace de vie autant que de travail, en valorisant les entreprises, les formations et le cadre de vie.
Une approche cohérente avec les réalités locales, dans un bassin où les tensions sur certains métiers techniques persistent et où l’attractivité ne se joue plus uniquement sur le poste, mais aussi sur l’environnement proposé.
Communication et visibilité, des leviers en progression
La dynamique du club se confirme également sur le terrain de la communication. La newsletter compte désormais 1 700 abonnés, avec 36 éditions publiées et un taux d’ouverture de 44 %, bien au-dessus des standards habituels. La page LinkedIn poursuit sa croissance avec 1 340 abonnés, en hausse de 30 % sur un an, et devient un relais actif des initiatives économiques du territoire.
Cette montée en puissance n’est pas anodine. Elle participe à un objectif stratégique : rendre visibles les savoir-faire locaux et renforcer l’attractivité d’un bassin industriel souvent méconnu, malgré la densité et la diversité de son tissu productif.

Des commissions structurantes pour agir dans la durée
Trois commissions structurent désormais l’action collective. La commission RH se concentre sur les tensions de recrutement, l’organisation du forum de l’emploi, les diagnostics métiers et le lancement de formations sur mesure, notamment dans la forge et l’usinage.
La commission RSE-QSE accompagne les entreprises sur les enjeux de sécurité, d’environnement et de réglementation, dans une logique pragmatique de partage d’expériences.
La commission Attractivité, enfin, porte un projet ambitieux de communication collective à l’échelle du territoire, avec la mobilisation envisagée de financements européens.
2026, une année charnière pour l’attractivité du territoire
L’année 2026 s’annonce comme une phase de déploiement et de structuration. De nouveaux formats de rencontres verront le jour, avec des repas conviviaux informels pour renforcer les liens entre dirigeants et des « 5 à 7 entreprises » centrés sur des thématiques techniques, juridiques ou stratégiques, en présence d’experts.
Surtout, une action structurante de communication pour l’attractivité territoriale est à l’étude. L’objectif est de mieux faire connaître le bassin thiernois, de valoriser ses entreprises, ses savoir-faire industriels et son cadre de vie, afin de faciliter le recrutement et l’implantation d’activités.
Dans un territoire où près de 18 % des créations d’établissements relèvent de l’industrie, l’enjeu dépasse la seule image : il s’agit de sécuriser le développement économique à moyen et long terme.
Cette assemblée générale a confirmé une ambition partagée.
Faire de Thiers Terre d’Industrie un outil collectif utile, concret et tourné vers l’avenir, capable d’anticiper les mutations, de fédérer les énergies et d’agir au plus près des réalités industrielles du territoire.