Dans Acteur Éco, une nouvelle chronique fait son entrée. Celle d’Ophélie DANTIL, fondatrice du cabinet Ophélie DANTIL expert en fiscalité et droit des sociétés, et créatrice de l’Université, un accélérateur de réussite dédié aux avocats.
Pour inaugurer ce nouveau rendez-vous, Ophélie Dantil a choisi un sujet très concret, particulièrement stratégique en fin d’année pour les dirigeants : l’optimisation de la rémunération via l’épargne salariale.
Un échange croisé entre experts de terrain
Pour traiter ce sujet, Ophélie Dantil a invité Florent Ducher, gestionnaire de patrimoine, spécialiste de la protection sociale et financière et agent général chez Swiss Life.
À leurs côtés, Guillaume Hugon, dirigeant d’Amhappy Puy-de-Dôme, est également intervenu pour questionner très concrètement la mise en œuvre du dispositif côté dirigeants et salariés.
Objectif de cette chronique : expliquer simplement un levier puissant, souvent mal compris, et pourtant particulièrement avantageux sur les plans social et fiscal.
L’épargne salariale : un dispositif accessible dès le premier salarié
Premier point clé rappelé par Florent Ducher : l’épargne salariale n’est pas réservée aux grandes entreprises. « Dès lors qu’une entreprise compte au moins un salarié, même à temps partiel, elle peut mettre en place un dispositif d’épargne salariale. Et le dirigeant peut lui-même en bénéficier. »
Un élément déterminant pour les TPE, PME et structures entrepreneuriales, souvent persuadées — à tort — que ces mécanismes sont trop complexes ou inaccessibles.

Deux outils complémentaires au cœur du dispositif
L’épargne salariale repose sur deux piliers principaux :
- Le Plan d’Épargne Entreprise (PEE)
- Le Plan d’Épargne Retraite Collectif (PERCOL)
Ces outils permettent de constituer une épargne dans un cadre sécurisé, avec une fiscalité particulièrement attractive, aussi bien pour le salarié que pour le dirigeant.
L’abondement : le mécanisme le plus attractif
Au cœur du système, un mécanisme retient particulièrement l’attention : l’abondement.
Le principe est simple :
- le salarié (ou le dirigeant) effectue un versement volontaire ;
- l’entreprise complète ce versement par un abondement ;
- cet abondement peut atteindre jusqu’à 300 %, dans la limite des plafonds réglementaires ;
- les sommes versées sont exonérées de charges sociales ;
- et non imposables lors du retrait pour le bénéficiaire.
« Si je verse 100 €, mon employeur peut verser jusqu’à 300 € supplémentaires ? »
« Exactement », confirme Florent Ducher.
Un effet multiplicateur immédiat, sans alourdir le coût global pour l’entreprise comme le ferait une augmentation de salaire classique.
Un outil encore trop peu utilisé par les dirigeants
Malgré ses avantages évidents, l’épargne salariale reste encore sous-exploitée.
Par manque d’information, par crainte de la complexité, ou simplement par habitude, de nombreux dirigeants continuent à privilégier des solutions moins efficaces sur le plan fiscal et social.
Pourtant, comme le rappelle Florent Ducher, le dispositif est simple à mettre en place, adaptable à la taille de l’entreprise, et constitue un véritable outil de stratégie de rémunération, autant pour fidéliser les salariés que pour optimiser la rémunération du dirigeant.
Une chronique utile, ancrée dans la réalité des entreprises
Avec cette première chronique, Ophélie Dantil pose les bases d’un rendez-vous résolument opérationnel faire le lien entre droit, fiscalité et décisions économiques concrètes.
Une approche pédagogique, incarnée, et directement utile aux chefs d’entreprise, dirigeants et décideurs du territoire.
VOIR LA VIDEO :
👉 Retrouvez la vidéo complète de cet échange dans cet article, pour découvrir en détail les mécanismes de l’épargne salariale et les conseils pratiques partagés par les intervenants : urlr.me/8sCBy5
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