À un mois des élections municipales de 2026, pour Cédric Serre, Président du MEDEF Puy de Dôme, un indicateur devrait retenir l’attention de tous les candidats : 87 % des Français estiment que la présence d’entreprises traduit le dynamisme d’une commune.
Ce chiffre, issu d’un sondage IFOP pour le MEDEF, n’est pas anecdotique. Il révèle une attente profonde des citoyens : l’économie locale est perçue comme un pilier central de la vitalité d’un territoire.
L’entreprise, pilier du dynamisme communal
Les Français ne s’y trompent pas. Selon cette même enquête : 75 % considèrent que les entreprises créent des emplois pour les habitants. 80 % estiment que les PME sont au cœur du développement des territoires.
Et une commune sans commerces est jugée moins attractive.
Pour Cédric Serre, le message est limpide : « L’entreprise n’est pas un acteur périphérique du territoire. Elle en est l’un des piliers essentiels. »
Derrière chaque atelier artisanal, chaque PME industrielle, chaque commerce de proximité, il y a des emplois locaux, des recettes fiscales, des investissements, du mécénat culturel ou sportif, des contrats d’apprentissage et des parcours d’insertion.
Autrement dit : prendre soin des entreprises, ce n’est pas défendre un intérêt catégoriel. C’est investir dans la vitalité économique, sociale et budgétaire de sa commune.
Un signal politique fort
Un autre chiffre, relevé dans un article des Échos, mérite l’attention : deux tiers des Français estiment que les chefs d’entreprise devraient être davantage associés aux décisions économiques locales.
Pour le président du MEDEF Puy-de-Dôme, c’est un signal politique clair. Les maires qui réussiront demain seront ceux qui intégreront pleinement les entreprises dans leur réflexion stratégique.
Urbanisme, mobilité, artificialisation des sols, fiscalité locale : derrière les acronymes PLUi, SCoT, ZFE ou ZTL se jouent des arbitrages déterminants pour l’activité économique.
Sécuriser le foncier, soutenir les commerces de proximité, simplifier les démarches administratives, construire de véritables coopérations public-privé sur les services locaux : autant de leviers à actionner.
Le Puy-de-Dôme, terre de PME
Dans le Puy-de-Dôme, la réalité économique repose largement sur un tissu de petites et moyennes entreprises. Au sein du MEDEF Puy-de-Dôme, 49 % des adhérents sont des TPE et 40 % des PME. Elles évoluent au contact d’environ 10 % d’ETI et 1 % de grandes entreprises.
Ce maillage constitue la colonne vertébrale des bassins d’emploi industriels, artisanaux, commerciaux et de services du département.
Les ignorer serait une erreur stratégique.
Les contraindre excessivement serait une faute économique.
Les associer intelligemment est une opportunité collective.
Un choix de société local
« Un territoire qui aime ses entreprises est un territoire qui attire talents, familles et investisseurs», insiste Cédric Serre.
À l’approche des municipales, le président du MEDEF Puy-de-Dôme ne formule pas une revendication corporatiste. Il rappelle une réalité structurelle : une commune dynamique commence toujours par une économie forte.
En 2026, le scrutin municipal ne sera pas seulement un choix de gestion locale. Il sera aussi un choix de cap économique.