acteur éco
  • Point de Vue
  • Actu
    • Actu
    • Événements
    • Nouveaux talents
  • Décideurs
    • Décideurs
    • Engagements
    • Gouvernance
    • Interviews
    • Opinions
  • Expertise
    • Industrie
    • Experts & conseils
    • Com et ventes
    • Gestion et finance
    • RSE & Durabilité
    • Juridique & Fiscal
    • Leadership & Talents
    • Patrimoine
    • Equipement & Solutions
    • Se former
    • IA & Innovation
    • Artisanat & savoir-faire
    • Agri & agro
  • Côté Perso
    • Côté Perso
    • Bien-être
    • Culture & loisirs
    • EcoConscience
    • Épicurieux
    • Évasion
    • Idées & Inspirations
    • Lieu de Travail
    • Maison & Habitat
    • Auto & Moto
    • Tendances & Style
  • Réseaux
    • Réseaux
    • Alumni
    • Business
    • Organisations pro
    • Clubs services & fraternités
    • Commerces
    • Créateurs & repreneurs
    • Engagement
    • Féminin
    • International
    • Territoires
    • Thématiques & métiers
  • Guide des réseaux
acteur éco
acteur éco
  • Point de Vue
  • Actu
    • Actu
    • Événements
    • Nouveaux talents
  • Décideurs
    • Décideurs
    • Engagements
    • Gouvernance
    • Interviews
    • Opinions
  • Expertise
    • Industrie
    • Experts & conseils
    • Com et ventes
    • Gestion et finance
    • RSE & Durabilité
    • Juridique & Fiscal
    • Leadership & Talents
    • Patrimoine
    • Equipement & Solutions
    • Se former
    • IA & Innovation
    • Artisanat & savoir-faire
    • Agri & agro
  • Côté Perso
    • Côté Perso
    • Bien-être
    • Culture & loisirs
    • EcoConscience
    • Épicurieux
    • Évasion
    • Idées & Inspirations
    • Lieu de Travail
    • Maison & Habitat
    • Auto & Moto
    • Tendances & Style
  • Réseaux
    • Réseaux
    • Alumni
    • Business
    • Organisations pro
    • Clubs services & fraternités
    • Commerces
    • Créateurs & repreneurs
    • Engagement
    • Féminin
    • International
    • Territoires
    • Thématiques & métiers
  • Guide des réseaux

Etude BPI : l’année de tous les vents contraires pour les entreprises françaises

  • frederic.coureau
  • juin 14, 2026
Total
0
Shares
0
0
0

Les dirigeants de TPE-PME français abordent 2026 dans un contexte d’une rare complexité. Guerre au Moyen-Orient, droits de douane américains, consolidation budgétaire, demande atone : la note macroéconomique de Bpifrance Le Lab, arrêtée au 1er juin 2026, dresse un tableau de l’économie française sous pression multiple.

Derrière une résistance apparente en 2025, les fondations sont fragiles. Et les chefs d’entreprise le savent.


Depuis le 28 février 2026, le Détroit d’Ormuz est bloqué. Ce goulet d’étranglement maritime, par lequel transitent 25 % du commerce mondial de pétrole et 20 % du gaz naturel liquéfié, est au cœur d’une guerre au Moyen-Orient dont les conséquences économiques se propagent bien au-delà de la région en conflit.

Pour les entreprises françaises, le canal de transmission est direct : hausse du coût des matières premières énergétiques, renchérissement des intrants, perturbation des délais d’approvisionnement.

Les chiffres que documente Bpifrance Le Lab sont sans ambiguïté. Au deuxième trimestre 2026, 76 % des dirigeants de TPE-PME déclarent subir des difficultés d’approvisionnement, incluant des hausses de prix et de coûts.
Parmi eux, 66 % pointent la hausse du coût des matières premières énergétiques comme premier canal de transmission du conflit, devant la hausse du coût des intrants de production (32 %) et les perturbations logistiques (25 %).

Ce n’est pas un choc sectoriel localisé : c’est une pression diffuse qui traverse l’ensemble du tissu productif.

Un dirigeant auvergnat à la tête d’une importante entreprise de plasturgie tire la sonnette d’alarme : Ses coûts de matières premières ont bondi de 50 % depuis le déclenchement du conflit : “Les répercussions sur les prix des produits finis, dit-il, ne manqueront pas de se faire sentir dès la rentrée.”

L’impact macroéconomique reste pour l’heure contenu, mais les scénarios dégradés sont sur la table. Dans une hypothèse de prix du pétrole à 90 dollars le baril en moyenne sur 2026, l’inflation totale atteindrait 2,3 %, contre 1,2 % prévu initialement.
Et selon les modèles macroéconométriques de la Direction générale du Trésor mobilisés par Bpifrance, l’impact sur le taux de croissance du PIB français pourrait varier de -0,1 à -0,7 point selon le niveau des prix et le modèle retenu.

Un consensus de prévision qui, avant même la guerre, tablait sur une croissance française de seulement 0,8 à 0,9 % pour 2026.


Une croissance française déjà fragilisée avant le choc

Car le choc énergétique s’est greffé sur une économie qui montrait déjà des signes d’essoufflement. L’activité française a certes résisté en 2025, avec une croissance de 1,4 % sur l’année.
Mais le premier trimestre 2026 a enregistré un léger recul, ramenant l’acquis de croissance à seulement 0,4 %. Les fondements de cette croissance restent structurellement fragiles : le taux d’épargne des ménages demeure élevé à 17,9 % du revenu disponible brut, signe que la consommation privée ne joue pas pleinement son rôle de moteur.

Du côté des entreprises, la demande reste le premier frein identifié à la croissance. Au deuxième trimestre 2026, 61 % des dirigeants de TPE-PME citent soit le manque actuel de débouchés (23 %), soit des perspectives de demande dégradées (55 %) parmi leurs principaux obstacles.
Un chiffre qui dépasse largement les moyennes historiques et traduit un environnement commercial dans lequel les carnets de commandes peinent à se regarnir durablement.

L’incertitude politique vient amplifier ce tableau. Au premier trimestre 2026, 43 % des dirigeants de TPE-PME déclaraient avoir reporté des décisions d’investissement en raison de l’incertitude politique, et 22 % les avoir purement annulées.

Des proportions qui témoignent d’une paralysie partielle de l’investissement privé, dans un contexte où le coût du crédit, bien qu’en baisse, reste perçu comme un obstacle important par 40 % des dirigeants — un niveau encore très supérieur au point bas historique de 9 % enregistré en novembre 2019.

L’industrie manufacturière dans la tourmente

Le tableau se fait plus sombre encore quand on observe l’industrie manufacturière de près. En mars 2026, la production manufacturière française recule de 2,3 % sur un an — un repli qui tranche avec la légère progression de la zone euro dans son ensemble (+0,3 %).

Plus préoccupant encore : par rapport au niveau pré-Covid de février 2020, la France affiche toujours un recul de 1,6 %, quand l’Espagne progresse de 1,5 % sur la même période.

L’Allemagne, première économie industrielle de la zone euro, fait encore moins bien avec une chute de 11,5 % par rapport à son niveau d’avant-crise et un repli de 1,6 % sur un an — confirmant que les deux locomotives historiques de l’industrie européenne traversent une période de décrochage structurel.
L’Italie n’est pas épargnée non plus, avec une baisse de 4,3 % sur un an.

Ces chiffres ne sont pas conjoncturels. Ils traduisent un affaiblissement de fond de l’appareil productif européen, pris en ciseau entre la concurrence des surcapacités chinoises, le renchérissement de l’énergie et une demande intérieure qui ne décolle pas.

Pour les entreprises industrielles françaises, la fenêtre pour reconstituer leurs marges et relancer l’investissement se referme à mesure que le choc énergétique s’installe dans la durée.


Le crédit se détend, mais l’investissement ne repart pas

La Banque centrale européenne a poursuivi sa politique d’assouplissement monétaire : les taux directeurs sont passés de 3,15 % fin 2024 à 2,15 % début 2026.
Les taux payés par les entreprises ont suivi, avec une baisse de 30 à 85 points de base selon les types de crédit sur l’année 2025. La production de nouveaux crédits aux sociétés non financières a progressé de 9 % pour atteindre 353 milliards d’euros.

Les conditions d’octroi sont restées globalement favorables : au quatrième trimestre 2025, 96 % des PME ayant demandé un crédit d’investissement ont obtenu plus de 75 % de la somme sollicitée.

Pourtant, cette détente financière ne s’est pas traduite par un rebond de l’investissement. En 2025, les dépenses d’investissement des TPE-PME ont de nouveau marqué le pas, avec un solde d’opinion à -21 contre une moyenne historique 2018-2025 négative mais moins prononcée.
La transition écologique en a été la première victime : la part des dirigeants citant le motif environnemental comme destination de l’investissement est retombée à 30 % au deuxième trimestre 2026, contre un pic de 47 % atteint en 2023.

L’urgence climatique ne disparaît pas des agendas, mais elle cède le pas aux contraintes de court terme.

La situation de trésorerie, sans être alarmante en moyenne, se dégrade.
Le solde d’opinion des TPE-PME sur leur trésorerie passée atteignait -17 au second semestre 2025.

Et face au choc du conflit au Moyen-Orient, 71 % des dirigeants estiment que leur trésorerie serait suffisante seulement si le choc ne s’intensifie pas au-delà de quelques mois.
15 % la jugent d’ores et déjà insuffisante.


Les défaillances progressent, la création résiste

Dans ce contexte, les défaillances d’entreprises continuent leur progression. À fin avril 2026, le nombre de défaillances atteignait un peu plus de 70 000 unités légales sur les douze derniers mois, soit une hausse de 4,6 % sur un an et un niveau supérieur de 18 % à la moyenne pré-crise sanitaire.

Les branches les plus touchées sont l’agriculture, les services aux entreprises, les transports et le tourisme. Par taille, les ETI et grandes entreprises affichent une progression de 20 % des défaillances sur un an, les PME de 5 %.

Ce tableau doit cependant être nuancé par une vitalité entrepreneuriale qui ne se dément pas. Sur la période de janvier à avril 2026, les créations de sociétés ont progressé de 7 % par rapport à la même période de l’année précédente, les créations de microentreprises de 14 %. Le million de créations annuelles, franchi pour la première fois il y a cinq ans, semble désormais constituer un plancher.

Signe que, même dans l’adversité, l’envie d’entreprendre reste une réalité française.


L’IA, seul horizon dégagé

Dans ce panorama assombri, un signal positif se détache avec netteté : l’adoption de l’intelligence artificielle générative par les TPE-PME connaît une accélération spectaculaire.

Fin 2025, 55 % d’entre elles déclarent y avoir recours, contre 31 % un an plus tôt et seulement 15 % en 2023. L’usage régulier progresse de 3 % à 17 % en deux ans.

Les usages prioritaires restent la génération de contenus écrits (72 %) et la recherche et analyse de données (67 %).
Mais ce qui retient l’attention, c’est la corrélation entre le degré de structuration des usages et les retombées anticipées : les dirigeants dont les pratiques sont les plus avancées sont aussi ceux qui projettent les gains les plus significatifs sur leur productivité, leur compétitivité et leur rentabilité à horizon 2030.

L’IA n’est pas encore un moteur de croissance mesurable pour l’économie française dans son ensemble — la diffusion dans l’industrie manufacturière reste inférieure à celle de l’Allemagne, avec un taux d’utilisation de 17 % contre 24 % outre-Rhin.
Mais elle dessine, pour les entreprises qui s’y engagent sérieusement, une trajectoire de différenciation réelle.


Une équation budgétaire qui ne pardonne pas

À ces vents contraires conjoncturels s’ajoute une contrainte structurelle de fond. La France est engagée dans une procédure de déficit excessif depuis juillet 2024, avec une recommandation européenne de revenir sous les 3 % du PIB d’ici 2029.

Le déficit prévu pour 2026 s’établit à -5,0 % du PIB selon la loi de finances définitive, et l’effort de consolidation nécessaire sur la période 2027-2029 est estimé à 0,70 à 0,75 point de PIB par an, soit un peu plus de 20 milliards d’euros annuels.

Or les modèles macroéconomiques utilisés par la Direction générale du Trésor témoignent d’un effet multiplicateur élevé d’une baisse de la dépense publique sur le PIB, compris entre 0,7 et 1.
Une consolidation de 0,7 point de PIB par an pourrait ainsi se traduire mécaniquement par une réduction du taux de croissance annuel de 0,5 à 0,7 point.
Les entreprises qui comptent sur un rebond de la commande publique pour soutenir leur carnet de commandes risquent d’attendre longtemps.

2026 s’annonce donc comme une année de navigation à vue pour les dirigeants français. Les fondamentaux ne sont pas effondrés : les banques restent solides, le crédit circule, et la création d’entreprises témoigne d’une énergie entrepreneuriale intacte.
Mais entre un choc énergétique dont la durée reste incertaine, une demande intérieure qui ne décolle pas, un investissement hésitant et un assainissement budgétaire qui pèsera sur la croissance pour plusieurs années, les marges de manœuvre sont étroites.

Les chefs d’entreprise le savent. Ils attendent, ils calculent, ils arbitrent. Et dans cette attente généralisée réside peut-être le principal risque pour 2026 : que la prudence elle-même devienne un frein.

  • Telecharger l’étude BPI : chrome-extension://efaidnbmnnnibpcajpcglclefindmkaj/https://lelab.bpifrance.fr/storage/sites/31/2026/06/Bpifrance-Le-Lab_Note-danalyse-macroeconomique-2026.pdf

Total
0
Shares
Share 0
Tweet 0
Share 0
frederic.coureau

Article précédent

Jean-Pierre Brenas à la tête de l’aéroport de Clermont-Ferrand : existe-t-il un modèle économique pour sauver l’aérien en région ?

  • frederic.coureau
  • juin 10, 2026
Lire l'Article
Article suivant

À Limoges, les dirigeants commerciaux d’Auvergne font le voyage ensemble… et à vélo !

  • frederic.coureau
  • juin 14, 2026
Lire l'Article
Vous devriez également aimer
Lire l'Article

Les pneus de l’extrême, l’arme secrète de Michelin

  • juin 14, 2026
Lire l'Article

À Limoges, les dirigeants commerciaux d’Auvergne font le voyage ensemble… et à vélo !

  • juin 14, 2026
Lire l'Article

Jean-Pierre Brenas à la tête de l’aéroport de Clermont-Ferrand : existe-t-il un modèle économique pour sauver l’aérien en région ?

  • juin 10, 2026
Lire l'Article

Charles Bennet, ex-PDG du PAL : « Investir était capital pour développer le parc »

  • juin 9, 2026
Lire l'Article

Carbios passe à l’ère industrielle : Benoît Grenot, l’homme de terrain qui doit transformer la promesse en usines

  • juin 9, 2026
Lire l'Article

Qui est Jade Hérail, la directrice du Domaine du Clos du Paradis ?

  • juin 7, 2026
Lire l'Article

Charade en redressement judiciaire : Existe-t-il un modèle économique pour sauver le circuit légendaire ?

  • juin 7, 2026
Lire l'Article

Massif central : un plan ferroviaire à 30 ans pour en finir avec le sentiment d’abandon

  • juin 6, 2026

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  • Jean-Pierre Brenas à la tête de l’aéroport de Clermont-Ferrand : existe-t-il un modèle économique pour sauver l’aérien en région ?

    • juin 10, 2026
    Lire l'Article
  • 9 millions d’euros pour viser le nucléaire : GAGNE franchit un cap dans la construction métallique en Auvergne

    • juin 6, 2026
    Lire l'Article
  • Charade en redressement judiciaire : Existe-t-il un modèle économique pour sauver le circuit légendaire ?

    • juin 7, 2026
    Lire l'Article
  • Sommet de l’Élevage 2026 : 100 000 m² pour rappeler que l’agriculture est un enjeu de souveraineté

    • mai 25, 2026
    Lire l'Article
  • Coutellia 2026 : Fontenille Pataud remporte le premier Jobs Knife Challenge et confirme sa stratégie haut de gamme

    • mai 18, 2026
    Lire l'Article
Vous avez aimé
  • Les pneus de l’extrême, l’arme secrète de Michelin
    • juin 14, 2026
  • À Limoges, les dirigeants commerciaux d’Auvergne font le voyage ensemble… et à vélo !
    • juin 14, 2026
  • Carbios passe à l’ère industrielle : Benoît Grenot, l’homme de terrain qui doit transformer la promesse en usines
    • juin 9, 2026
  • Charles Bennet, ex-PDG du PAL : « Investir était capital pour développer le parc »
    • juin 9, 2026
  • Qui est Jade Hérail, la directrice du Domaine du Clos du Paradis ?
    • juin 7, 2026
acteur éco
  • Mentions Légales
Au cœur des réseaux économiques

Input your search keywords and press Enter.