Acteur Éco enrichit sa ligne éditoriale avec une nouvelle chronique dédiée à l’intelligence artificielle telle qu’elle se vit réellement dans les TPE et PME.
Pas de discours théorique ni de promesses hors-sol : ici, on parle d’expériences concrètes, de choix opérationnels, d’essais, d’erreurs… et de résultats.
Cette chronique est portée par Jean‑François Deldon, dirigeant engagé et fin connaisseur du terrain, CEO et fondateur de Yakadata, entreprise installée à Clermont‑Ferrand. Conférencier reconnu, il donne la parole, toutes les deux semaines, à un dirigeant, un salarié de TPE/PME ou un acteur de l’écosystème IA, dans un format long de 35 à 45 minutes, volontairement intime et convivial.
L’objectif est clair : raconter la réalité de l’IA dans les entreprises, sans langue de bois. Combien ça coûte ? Comment on finance ? Comment on embarque les équipes ? Que fait-on quand un premier test échoue ? Autant de questions abordées à hauteur d’entrepreneur, loin des effets d’annonce.
Aujourd’hui : L’IA dans une PME d’ingénierie du bâtiment
« Avec l’IA, Stéphane ne bricole pas »
Pour ce nouvel épisode du podcast Les PME et l’IA : Histoires vécues, Jean-François Deldon reçoit Stéphane Lefèvre, dirigeant de Idéum Structures, bureau d’ingénierie en génie civil basé à Cournon‑d’Auvergne.
Un échange direct, technique et sans posture, autour de l’intégration raisonnée de l’intelligence artificielle dans une PME d’ingénierie du bâtiment.
Au fil de la discussion, Stéphane Lefèvre revient notamment sur :
- la manière dont ses équipes l’ont poussé à intégrer l’IA, alors même qu’il y était favorable mais prudent ;
- la méthodologie concrète mise en place pour l’utiliser sur certaines briques de l’activité, sans mettre en risque le cœur métier ;
- la nécessité de regarder finement l’empreinte carbone du numérique, avant de rejeter ou d’adopter l’IA de façon dogmatique.

Un « marteau avancé », pas une intelligence magique
Ingénieur de formation, Stéphane Lefèvre pose un cadre très clair : l’IA n’est pas une entité magique, mais un outil de travail, qu’il compare volontiers à un « marteau un peu plus sophistiqué ». Un programme puissant, capable d’accélérer certaines tâches, mais dépourvu de raisonnement propre.
Dans son entreprise, l’IA est utilisée comme :
- un super moteur de recherche, capable d’extraire rapidement des informations dans des corpus réglementaires complexes (normes sismiques, textes techniques) ;
- un assistant à la rédaction, pour produire des bases de mémoires techniques, de pitchs ou de documents administratifs, toujours relus et validés humainement ;
- un levier d’automatisation pour des tâches répétitives ou à faible valeur ajoutée ;
- un outil d’exploration créative, laissé volontairement en test libre pour identifier de nouveaux usages.
Mais les limites sont nettes : utiliser l’IA pour faire ce que l’on ne sait pas faire soi-même est, selon lui, “super casse-gueule”. Sans expertise métier, impossible de juger la qualité d’un résultat.
Une adoption venue du terrain, pas de la direction
Autre enseignement fort de cet épisode : l’IA n’est pas entrée chez Idéum Structures par décision hiérarchique. Elle est arrivée par le bas, portée par les collaborateurs, notamment les plus jeunes.
Les premiers tests ont été réalisés de manière autonome, parfois discrète, avant de devenir visibles dans la structure des documents produits. Face aux gains de temps et à la pertinence de certains usages, la direction a ensuite validé un passage à des outils professionnels payants, en gardant une approche pragmatique et progressive.
Pour Stéphane Lefèvre, l’image est parlante : l’IA est devenue un outil de plus dans la boîte à outils de l’ingénieur, adopté parce qu’il fonctionne, pas parce qu’il est à la mode.
🎧 Le podcast complet à écouter
👉 Le témoignage intégral est à écouter dans le podcast
🔗 https://yakadata.com/podcast-les-pme-lia-histoires-vecues/