« Je m’engage à porter chaque jour le combat des valeurs qui sont celles de notre Confédération : le travail, l’effort, le mérite, la responsabilisation et la prise de risques. » Ces mots d’Amir Reza-Tofighi, élu nouveau président de la CPME, incarnent son ambition pour la première organisation patronale interprofessionnelle française. Retour sur le parcours hors norme de cet entrepreneur visionnaire qui allie audace, résilience… et Présidence de la CPME !
Un parcours entrepreneurial marqué par la résilience et l’audace
Amir Reza-Tofighi, 40 ans, né en France de parents réfugiés politiques iraniens, a grandi à Grigny, dans l’Essonne. Diplômé de Centrale Supélec et de HEC, il incarne une réussite à la fois personnelle et entrepreneuriale. À seulement 21 ans, il cofonde Vitalliance, une entreprise d’aide à domicile pour les personnes dépendantes. En 2014, il en prend seul la direction et fait de Vitalliance un acteur majeur du secteur.
Mais son dynamisme ne s’arrête pas là. Il participe à la création de Heetch, une plateforme de transport nocturne, et de Click and Boat, spécialisé dans la location de bateaux entre particuliers. Ces entreprises, aujourd’hui présentes à l’international, illustrent son talent pour transformer des idées en succès.
« L’entrepreneuriat est un véritable vecteur d’émancipation et d’intégration dans la société », explique-t-il, une vision qu’il partage avec enthousiasme.
Une carrière engagée au service des entrepreneurs
Outre ses activités entrepreneuriales, Amir Reza-Tofighi s’est investi dans la représentation patronale. De 2016 à 2022, il a présidé la Fédération française des services à la personne et de proximité (Fédésap). Sous son mandat, il a défendu les intérêts d’un secteur essentiel à l’économie et à la cohésion sociale.
À la CPME, il a présidé la commission Innovation, où il a piloté un ambitieux programme de déploiement de l’intelligence artificielle dans les TPE-PME. Son engagement a renforcé la compétitivité des petites et moyennes entreprises face aux défis technologiques.
Depuis 2019, il siège au comité exécutif de la CPME, apportant une vision stratégique axée sur l’innovation et la transformation des modèles d’affaires.
Une élection qui ouvre une nouvelle ère pour la CPME
Le 21 janvier 2025, Amir Reza-Tofighi a été élu président de la CPME avec 65,4 % des voix. À seulement 40 ans, il devient le plus jeune dirigeant à occuper cette fonction. Il succède à François Asselin, dont il a salué « l’action et la vision [qui] ont permis de transformer profondément la CPME et de renforcer son influence. »
La CPME (Confédération des Petites et Moyennes Entreprises) représente près de 150 000 entreprises en France. Cette organisation interprofessionnelle joue un rôle clé dans la défense des intérêts des TPE et PME, notamment sur les questions fiscales, sociales et environnementales.
Sous la présidence d’Amir Reza-Tofighi, l’accent sera mis sur la continuité de la politique de l’offre, initiée ces dernières années, et sur la consolidation d’un « front patronal fort » avec le MEDEF. « Il faut redonner du souffle aux entreprises », affirme-t-il, convaincu que l’avenir de l’économie française repose sur le dynamisme des entrepreneurs.
Un leadership porté par des valeurs fortes
À la tête de la CPME, Amir Reza-Tofighi défend des valeurs profondes : « le travail, l’effort, le mérite, la responsabilisation et la prise de risques ». Ces principes, selon lui, sont au cœur de la contribution des entrepreneurs à la nation. « Nous sommes les bâtisseurs de la nation », résume-t-il avec ferveur.
Inspiré par son propre parcours, il souhaite encourager la création d’entreprises, particulièrement chez les jeunes et les populations issues de milieux modestes. Il promet une CPME inclusive, capable de refléter la diversité et la richesse de l’écosystème entrepreneurial français.
Une vision pour l’avenir
Avec un programme ambitieux axé sur l’innovation, la transformation numérique et le renforcement de l’écosystème entrepreneurial, Amir Reza-Tofighi entend propulser les TPE-PME au premier plan de l’économie nationale. Sa capacité à conjuguer audace entrepreneuriale et représentation patronale augure d’une présidence marquée par l’élan et la vision.
« Redonner du souffle aux entreprises » sera sans doute l’une des pierres angulaires de son mandat, avec pour objectif de faire de la CPME un acteur incontournable du dialogue économique et social en France.