À la tête de l’UMIH du Puy-de-Dôme depuis moins d’un an, Grégory Faverdin dresse un bilan contrasté de la rentrée pour les quelque 400 restaurateurs, cafetiers et hôteliers du département. Entre inflation, pouvoir d’achat en berne et épisodes de fortes chaleurs, les professionnels doivent une nouvelle fois s’adapter.
Un article rédigé par Stéphane Marcelot – RCF Puy de Dôme
« Les crises se succèdent. C’est devenu presque une norme dans notre secteur d’activité », constate le président de l’UMIH 63. L’été a notamment été marqué par les canicules, qui ont fortement pesé sur la fréquentation.
Sur le département, la baisse aurait atteint 15 à 25 % selon les secteurs, tandis que le chiffre d’affaires du deuxième trimestre affiche des reculs compris entre 5 et 10 %.
Le tableau est toutefois moins sombre dans certains territoires touristiques. Le Sancy, les Combrailles ou encore le Val d’Allier ont profité de températures plus clémentes et d’un afflux de touristes, parfois réservé à la dernière minute. « Il y en a qui ont mieux travaillé cette année, de manière plus constante », souligne Grégory Faverdin.
Le défi majeur des transmissions d’entreprises
La situation reste néanmoins préoccupante pour plusieurs établissements. L’UMIH suit notamment l’évolution des difficultés avec le tribunal de commerce et la préfecture.
Si des fermetures sont enregistrées, elles sont en partie compensées par des reprises. Une évolution qui interroge toutefois le modèle de la restauration traditionnelle, face à la progression de la restauration rapide et de la street food.
« Allez les voir, retournez les voir ! »
Autre défi majeur : la transmission des entreprises. Avec de nombreux professionnels proches de la retraite, la formation apparaît comme un enjeu essentiel.
Pour attirer les clients malgré les arbitrages liés au pouvoir d’achat, Grégory Faverdin défend enfin le fait maison, les produits locaux et une offre adaptée aux différents moments de consommation. « Il faut absolument continuer à prôner le fait maison », affirme-t-il. Il appelle aussi les habitants à soutenir leurs établissements : « Allez les voir, retournez les voir, redécouvrir leurs nouvelles cartes ».
En revanche, une éventuelle hausse de la TVA à 20 % serait, selon lui, « absolument pas tenable » pour un secteur déjà fragilisé. L’UMIH promet de s’y opposer fermement : « Nous nous mettrons vent debout contre cette mesure si elle devait sortir vraiment ».