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Invers, la start-up auvergnate qui bâtit la souveraineté protéique de la France insecte par insecte

  • frederic.coureau
  • avril 1, 2026
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Quand on parle de souveraineté alimentaire, on pense céréales, élevage, filière laitière. Rarement à ce qui se tient dans un bac de vers de farine, quelque part dans le Puy-de-Dôme.

Et pourtant. Depuis 2018, une entreprise auvergnate s’est emparée d’une question que personne ne posait encore à voix haute : et si la réponse à notre dépendance aux importations de soja brésilien et de farines de poisson se trouvait dans nos propres exploitations agricoles, à quelques kilomètres de Clermont-Ferrand ?

Invers vient d’intégrer l’indice Impact 40/120 des start-ups à impact françaises les plus prometteuses. Une reconnaissance nationale qui éclaire d’un jour nouveau une idée simple, radicale, et terriblement logique.


Une graine d’idée plantée en 2018 dans le Puy-de-Dôme

Il y a des projets qui naissent d’une intuition. Celui de Sébastien Crépieux ressemble davantage à une évidence longtemps cherchée. Ingénieur-docteur en agronomie formé à AgroParisTech, passé par l’INRA puis par le monde de l’entreprise — il a fondé et revendu une première structure spécialisée dans la végétalisation urbaine —, Sébastien Crépieux aurait pu choisir la tranquillité d’une trajectoire linéaire.
Il a préféré recommencer. Autrement.

En 2018, avec Stéphanie Cailloux, il crée Invers à Saint-Ignat, dans le Puy-de-Dôme.
L’idée : produire localement des protéines animales en s’appuyant sur un insecte aussi discret qu’efficace, le ver de farine — Tenebrio molitor pour les initiés.

Non pas dans de grandes usines délocalisées, mais directement chez les agriculteurs, dans un modèle coopératif pensé pour renforcer le tissu rural plutôt que le contourner.

Le modèle est aussi élégant que pragmatique. Invers fournit la génétique, le matériel et le savoir-faire. Les agriculteurs partenaires élèvent les insectes dans leurs exploitations.
Invers rachète ensuite la biomasse produite pour la transformer en farines protéiques destinées à l’alimentation animale — pisciculture, volaille, animaux de compagnie — et en engrais naturels valorisables sur les cultures.

Un circuit court de la protéine, en quelque sorte. Circulaire, local, documenté.


Remplacer le soja importé : l’enjeu qui change tout

Pour comprendre pourquoi le projet d’Invers dépasse le simple fait-divers entrepreneurial, il faut regarder ce que cachent les élevages français derrière leurs chiffres de production.

L’alimentation animale en France — poissons d’élevage, volailles, animaux de compagnie — repose massivement sur des farines de poisson importées d’Amérique du Sud et sur du soja, souvent OGM, cultivé à des milliers de kilomètres.
Ce sont des milliards d’euros qui s’exportent chaque année, et autant de tonnes de CO₂ embarquées dans des conteneurs qui n’ont jamais vu la Limagne.

Invers s’est fixé un objectif aussi ambitieux que précis : remplacer, progressivement, cette dépendance par une production protéique souveraine, enracinée en Auvergne-Rhône-Alpes. « Chaque jour, depuis 2018, nous innovons, nous bâtissons, nous produisons, avec nos agriculteurs, pour que cette filière continue de grandir, de s’adapter, de performer », résume Sébastien Crépieux.

Le ver de farine présente un profil zootechnique remarquable : taux de protéines élevé, profil en acides aminés adapté aux besoins des espèces cibles, valorisation possible de coproduits agricoles comme substrat d’élevage.
Une boucle vertueuse qui permet de produire mieux, avec moins, et sans traverser un océan.

Ce que construit Invers, c’est une infrastructure protéique décentralisée — un réseau de fermes d’insectes maillant le territoire auvergnat, reliées à une chaîne de transformation industrielle. Un modèle que certains observateurs n’hésitent pas à qualifier de « filière agricole du futur ». Les partenaires financiers qui ont choisi d’accompagner l’entreprise semblent partager cette lecture.


Un tour de table qui dit beaucoup

On juge parfois mieux un projet à ses soutiens qu’à ses promesses. Ceux d’Invers forment un panel aussi varié que cohérent. UI Investissement, société de gestion spécialisée dans l’accompagnement des PME et ETI en région, a misé sur la solidité industrielle du modèle.

Citizen Capital, pionnier du capital investissement à impact en France, y a vu une réponse concrète aux enjeux d’inclusion rurale et de transition écologique. IDIA Capital Investissement, bras armé du groupe Crédit Agricole pour les filières agricoles et agroalimentaires, a reconnu dans Invers un levier de modernisation de l’agriculture de demain.

La Banque des Territoires, entité de la Caisse des Dépôts, a, elle, salué le potentiel structurant du projet pour le tissu rural auvergnat. Et le Crédit Agricole Centre France, ancré de longue date auprès des exploitants du Puy-de-Dôme, de l’Allier et du Cantal, a naturellement trouvé sa place dans un projet qui parle leur langue.

Ce panel d’investisseurs dit quelque chose d’important : Invers n’est pas une start-up de la deeptech parisienne en quête de valorisation rapide.
C’est une entreprise de territoire, à la croisée de l’industrie agroalimentaire et de l’agroécologie, qui a convaincu des acteurs aux logiques d’investissement très différentes de parier sur le même cheval.


Impact 120 : quand la France à impact se compte en milliards

L’indice Impact 40/120, porté par le Mouvement Impact France avec le soutien des Echos, est en train de s’imposer comme la référence des start-ups françaises qui refusent de choisir entre performance économique et utilité sociale ou environnementale.
Sa structuration s’inspire directement du modèle French Tech Next 40/120 : 120 entreprises sélectionnées, dont 40 considérées comme les plus prometteuses pour devenir des licornes à impact.

L’édition 2025 donne une mesure de la maturité croissante de cet écosystème. Les 120 lauréats totalisent plus de 11 000 équivalents temps plein.
Plus de la moitié emploient au moins 50 salariés. Ensemble, ils ont levé 6,7 milliards d’euros, soit une moyenne de 61 millions d’euros par entreprise. Ces chiffres ne relèvent plus de la niche militante : ils parlent le langage de l’économie réelle.

Pour Invers, l’intégration à cet indice représente bien davantage qu’une ligne sur un CV institutionnel. C’est une fenêtre ouverte sur une communauté d’investisseurs, de partenaires et de médias nationaux qui regardent désormais vers Saint-Ignat.

C’est aussi une validation publique d’un modèle que peu croyaient viable il y a sept ans : faire de l’insecte un outil de résilience alimentaire, construit avec les agriculteurs, sur un territoire qui a parfois le sentiment d’être regardé de loin.


La souveraineté alimentaire, version protéine

Il y a une cohérence de fond entre ce que Limagrain dit de la semence et ce qu’Invers dit de la protéine.
Dans les deux cas, la souveraineté alimentaire ne tombe pas du ciel. Elle se construit, patiemment, à partir d’une décision apparemment minuscule — planter une graine, élever un ver de farine — qui recèle, en réalité, une intention politique et économique de grande ampleur : ne plus dépendre de ce qu’on ne maîtrise pas.

Invers n’est pas seule sur ce créneau. La filière des protéines d’insectes connaît un développement accéléré en Europe depuis l’autorisation progressive de leur utilisation dans l’alimentation animale, formalisée par les réglementations européennes successives à partir de 2017.
Mais la singularité du projet auvergnat tient à son ancrage territorial et à son modèle de production distribuée : pas d’usine centralisée, mais un réseau d’agriculteurs. Un choix structurel qui transforme la production d’insectes en levier de développement rural autant qu’en solution protéique.

« Cette idée de bâtir une nouvelle filière agricole, résiliente, durable, qui œuvre pour une certaine idée de la souveraineté alimentaire » — c’est ainsi que Sébastien Crépieux formule lui-même l’ambition d’Invers.
Le mot résilience revient souvent dans les communications de l’entreprise. Il n’est pas décoratif. Il décrit une réalité : celle d’une start-up qui a traversé sept ans d’incertitudes réglementaires, de difficultés de financement et de scepticisme ambiant, et qui continue de produire, de structurer, de convaincre.


Ce que l’Auvergne dit au reste du monde

Il serait tentant de cantonner l’histoire d’Invers à l’échelle régionale — une belle start-up du Puy-de-Dôme qui réussit, bravo. Ce serait passer à côté de l’essentiel.

Ce que construit Invers à Saint-Ignat, c’est un modèle. Un modèle qui démontre qu’une filière agricole innovante peut naître en territoire rural, s’appuyer sur les agriculteurs existants plutôt que de les contourner, attirer des financements à impact significatifs, et décrocher une reconnaissance nationale en sept ans d’existence.
Un modèle reproductible, potentiellement, dans d’autres régions, avec d’autres espèces, sur d’autres marchés.

L’Auvergne n’est pas seulement la terre de Michelin, de Limagrain ou du volcan dormant.

Elle est aussi, depuis 2018, le territoire où l’on a décidé de prendre au sérieux une idée que la plupart des gens n’avaient pas encore vue arriver : nourrir les élevages de demain avec les insectes d’aujourd’hui, produits ici, par ceux qui travaillent la terre depuis toujours.

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